26 janvier 2009

A qui profite la désobéissance civile des instits?

A qui profite la désobéissance civile des instits?

Des professeurs du primaire désobéissent: ils refusent de consacrer deux heures par semaine à l’aide personnalisée aux enfants en difficulté. La loi les y oblige, pourtant, ils sont déjà 8000 en France à ne pas l’appliquer. Alors cette fois, les profs ne vont-ils pas trop loin?




N’y a-t-il pas des limites à la désobéissance des enseignant
envoyé par Marianne2fr

Rien qu’en Seine-Saint-Denis, en banlieue parisienne, 1000 des 10 000 enseignants du département (2500 selon les syndicats) n’appliquent pas les deux heures hebdomadaires d’aide aux enfants en difficulté, une mesure décidée par le gouvernement pour compenser la suppression des cours le samedi. Ils seraient 8 000 dans toute la France à entrer dans ce mouvement inédit dans l'histoire de l'éducation nationale. Des instits réfractaires qui expliquent leur désobéissance aux motifs, entre autres, que les horaires sont « inadaptés » et que cette « aide » n’est qu’un prétexte pour diminuer le nombre de postes de maître spécialisé contre l’échec scolaire (Rased).

Soit, selon le SNUipp (premier syndicat enseignant) 1500 postes de « Rased  » devraient être supprimés. Mais cette dissidence est-elle pour autant légitime ? Est-il vraiment si scandaleux de donner deux heures par semaine un coup de pouce aux petits derniers de la classe?

Marianne2 a posé la question aux profs réfractaires dans une école du nord-est parisien. Pour ne pas mettre en difficulté leurs collègues, les enseignantes qui figurent dans cette vidéo ont préféré que l’on n’identifie pas leur établissement. Le contraste entre le raisonnement des enseignants et celui d'une mère de famille directement concernée est saisissant.


Pour l’instant, le Ministère de l’Education Nationale ne donne pas de consignes. Il laisse aux rectorats le choix de sanctionner ou non cette désobéissance.

À l’Académie de Paris, par exemple, l’on est « officiellement » conciliant : « Nous essayons de calmer le jeu et de faire comprendre aux professeurs qu’il s’agit avant tout d’aider les enfants. Pour l’instant donc, pas de sanctions » rassure sa porte-parole. Pas de sanction, mais des pressions ! Les enseignants qui ont affiché ouvertement leur insubordination ont pour certains reçu manu militari la visite surprise d’un inspecteur de circonscription.
D’autres rectorats ont opté pour des mesures de rétorsions disons plus « musclées ». À Toulouse, un instituteur s'est vu signifier un retrait de salaire de deux journées par semaine !


Lundi 26 Janvier 2009 - 15:15

Virginie Roels


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